Thierry Minko va désormais occuper le poste de ministre de l’Economie d’après la nouvelle composition du gouvernement jeudi 1er janvier 2026.
Thierry Minko va désormais occuper le poste de ministre de l’Economie d’après la nouvelle composition du gouvernement jeudi 1er janvier 2026.
Au Gabon, l’année 2026 débute avec ce remaniement ministériel du président Oligui Nguema qui le 1er janvier a décidé de remplacer Henri claude Oyima du ministère de l’Économie, des Finances, du Budget, de la Dette et de la Lutte contre la vie chère, au profit de Thierry Minko, qui secondé par Marc Abégué, nommé ministre délégué au Budget. en effet, sa nomination met un terme à une période de tensions persistantes autour de la gestion des deniers publics. L’action de l’ancien ministre d’État, par ailleurs PDG du groupe BGFIBank, faisait l’objet de critiques récurrentes. La loi de finances élaborée sous son autorité était jugée par de nombreux analystes comme technocratique et déconnectée des réalités sociales. Dans un climat marqué par une inflation tenace, l’absence de mesures concrètes pour le pouvoir d’achat et le projet controversé de taxe d’habitation ont cristallisé le mécontentement de l’opinion publique. Au-delà des arbitrages budgétaires, la question de l’exemplarité a pesé de manière décisive dans cet arbitrage présidentiel. Le cumul des fonctions d’Henri Claude Oyima — régulateur de l’économie nationale, président du conseil d’administration de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) et dirigeant de la première banque de la zone CEMAC — alimentait un débat constant sur d’éventuels conflits d’intérêts. Pour les observateurs, cette dualité devenait incompatible avec l’exigence de restauration des institutions prônée par la présidence. En actant cette nomination, le Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema envoie un signal de réalignement politique. L’arrivée de Thierry Minko à la tête de ce pôle stratégique marque une volonté de rompre avec la confusion des genres et de replacer l’urgence sociale au cœur de l’État. Ce remaniement global souligne l’ambition de l’exécutif de garantir une gouvernance plus lisible et en phase avec les attentes des populations pour l’exercice 2026.